Terrorisme ou Résistance ?

terroristes résistantsJ’en ai plus qu’assez d’entendre des érudits, journalistes, activistes, philosophes, humoristes, etc. dire, avec un regard d’une insupportable suffisance, que la notion de « terrorisme » palestinien est une question de point de vue.

« Après tout, la Résistance française était qualifiée de « terrorisme » par l’armée allemande, pendant la Seconde Guerre Mondiale » me dit-on d’un air supérieur. Je comprends les gens de gauche qui disent cela. Il est vrai que dans les forces de la résistance française qui ont survécu à la Gestapo et qui ont formé le Conseil National de la Résistance et son programme marxiste, le taux de « rouges » était très élevé et il était naturel qu’ils suivent la ligne de Moscou sur le conflit israélo-arabe. La plupart des régimes arabes, y compris l’OLP, ayant été soutenus financièrement et nourris idéologiquement par le Komintern, les gauchistes se sentent solidaires de leurs camarades (national-)socialistes arabes dans leur lutte contre le banquier capitaliste juif et son grand Satan d’allié impérialiste américain !

 

résistancePourtant, même en prenant en compte ces accointances idéologiques, comparer la cause palestinienne et la résistance française est d’une sourde malhonnêteté qui est très insultante pour le phénomène global de la résistance française entre juin 1940 et mai 1945.

N’en déplaise au mythe communiste des 75 000 fusillés, les communistes français ne se réveillent massivement contre l’occupant nazi que lorsque ce dernier commet l’outrecuidance de rompre le pacte de non-agression germano-soviétique en juin 1941. Jusque là, la position du PCF est de condamner sans équivoque les communistes qui, ne suivant pas la ligne du Parti, rejoignent des groupes occultes que l’on appelle même pas encore résistants. Qui sont ces derniers ? Pour leur majorité, des anciens combattants adhérents aux Croix-de-Feu, déjà organisés en réseaux et qui travaillent depuis le mois de mai 1940 à soutenir des soldats français fuyant le front ou s’évadant après leur capture.

Quelles sont mes sources ? Un jeune homme de 16 ans en 1940, « recruté » par les gendarmes de son village landais de Castets pour convoyer vers Bayonne des soldats désirant échapper au Stalag. Il s’appelait Alban Bordes, il était le cousin de ma grand-mère et est devenu par la suite l’un des cadres principaux de la résistance bordelaise.

colonel-de-la-roqueAvant de mourir, il m’avait raconté que les débuts de la Résistance, c’était les Croix-de-Feu, les Cagoulards, les bandits, bref ceux qui étaient déjà organisés et qui avaient une certaine habitude de l’ombre. Alban Bordes, nom de code « Georges », m’a aussi dit que très peu de cette époque ont survécu parce la Gestapo était composée de policiers professionnels très expérimentés et très bons. Mais là où comparer la résistance française et la cause palestinienne est une honte, c’est dans leurs actions.

Jamais la résistance française (même les groupes communistes !) n’a fomenté d’attentat contre des civils allemands en Allemagne. La résistance ne cherchait pas à terroriser les allemands mais à gêner l’effort de guerre allemand en zone occupée. Le Général de Gaulle lui-même a condamné les meurtres isolés de soldats allemands, les jugeant contre-productifs dans le combat contre l’occupant là où Mahmoud Abbas accueille en héros de guerre des palestiniens assassins de fillettes et de familles. Aucune famille allemande n’a été assassinée dans son sommeil par des français. Aucune bombe artisanale française n’a visé un café de Berlin ou un bus de Leipzig. Aucune salve de katiusha ou de fusées improvisées n’a été tirée sur Karlsrhue. Aucun cadavre de soldat allemand n’a été enlevé pour servir de monnaie d’échange, en laissant croire qu’il était en vie.

la_resistance_fer_sabotage_les_transports_allemandsAu contraire, Alban Bordes m’a raconté qu’ils respectaient les soldats allemands, qu’il leur est arrivé de rendre les honneurs aux dépouilles de soldats allemands qui périssaient dans leurs attentats et qu’ils faisaient une grande différence entre les agents de la Gestapo, considérés comme des ordures, et les soldats allemands « des gamins comme nous ». Et là où la différence entre résistants français et terroristes palestiniens est fondamentale est dans le fait qu’alors que les palestiniens tueurs de civils juifs innocents sont des héros de leur peuple, Alban Bordes me disait avec un regard infiniment froid et triste : « J’ai fait des choses que je pense que Dieu lui-même ne peut me pardonner. J’ai tué des gens comme je te vois, là. Tu veux qu’on me donne une médaille pour ça ? »

Pug – 25 août 2015

Histoire de la Résistance


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2 commentaires

  • Merci beaucoup pour ce témoignage très intéressant. On peut distinguer là qui avait du cœur et qui n’en a pas, qui était honnête et qui ne l’est pas. Honte à ceux qui aujourd’hui soutiennent le terrorisme arabe qui s’inscrit directement dans la lignée idéologique de la Gestapo !

  • Rappelons aussi que les centaines d’attentats palestiniens quasi exclusivement contre des civils israéliens et non israéliens (quand ils balançaient une bombe dans un bus ou un restaurant ils tuaient indistinctement tout le monde) ont eu lieu aussi et surtout en Israël même, comme à Tel Aviv et Jérusalem, et non dans les soit disant « territoires occupés » qui ne le sont en réalité que par le gang d’assassins, de voleurs et de corrompus de l’OLP.

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